Très bon site sur la psychanalyse : http://pages.globetrotter.net/desgros/index.html
Résultat des recherches de Sigmund Freud (1856-1939), la psychanalyse est une technique qui s'est donné pour objectif de découvrir, au plus profond de notre inconscient, la source de nos souffrances psychiques. Et nous permet de vivre avec.
La psychanalyse est indissociable du nom de Freud – il emploie ce terme pour la première fois en 1896 – et surtout de sa découverte de l'inconscient, ce savoir caché qui échappe à notre contrôle mais dont nous sommes pourtant les auteurs.
Tout le travail de l'analyse consiste à rendre visible une vérité que notre conscience s'efforce de fuir car trop déplaisante – contraire à la morale, aux règles éducatives, à nos idéaux, à l'image que nous voulons donner de nous. L'invention de la psychanalyse est également inséparable de la découverte du rôle conflictuel de la sexualité infantile, du complexe d'Œdipe. Tout au long du XIXe siècle, les précurseurs de Freud, médecins, neurologues et sexologues avaient eu l'intuition de l'influence de la sexualité dans les « maladies nerveuses », les névroses, mais n'avaient pas saisi à quel point elle détermine la vie psychique de tous les individus. Surtout, ils méconnaissaient totalement l'existence d'une sexualité chez l'enfant, réputé pur et innocent.
Tout le travail de l'analyse consiste à rendre visible une vérité que notre conscience s'efforce de fuir car trop déplaisante – contraire à la morale, aux règles éducatives, à nos idéaux, à l'image que nous voulons donner de nous. L'invention de la psychanalyse est également inséparable de la découverte du rôle conflictuel de la sexualité infantile, du complexe d'Œdipe. Tout au long du XIXe siècle, les précurseurs de Freud, médecins, neurologues et sexologues avaient eu l'intuition de l'influence de la sexualité dans les « maladies nerveuses », les névroses, mais n'avaient pas saisi à quel point elle détermine la vie psychique de tous les individus. Surtout, ils méconnaissaient totalement l'existence d'une sexualité chez l'enfant, réputé pur et innocent.
L'ŒDIPE ET LA SEXUALITÉ
Si la théorie n'a pas évolué – c'est toujours Œdipe et sa survie au cœur de la sexualité adulte qui rend malade – la technique analytique, elle aussi, est restée identique dans son principe. Le patient est invité à dire tout ce qui lui passe par la tête, à associer ses idées sans les trier ni les censurer. Le pourquoi – le sens de nos symptômes, de nos difficultés existentielles – se dissimule dans l'inconscient, c'est-à-dire dans nos rêves, nos lapsus, nos actes manqués, dans les propos que nous énonçons sans réellement nous entendre. Il s'agit donc d'apprendre à les décrypter. Entreprendre une psychanalyse consiste donc, en premier lieu, à parler. Mais à l'inverse de ce que certains croient, l'analyse n'est pas la science du beau discours, du bavardage et de l'étalage de notre glorieux petit moi. Car quand nous associons nos pensées, sans les contrôler, nous nous effaçons humblement derrière les mots.
AIDER LE PATIENT À S'ENTENDRE LUI-MÊME
Le psychanalyste ne nous fournit ni explication ni conseil. Il ne dialogue pas. Il intervient uniquement pour nous aider à nous entendre. En insistant sur tel ou tel mot que nous avons prononcé sans que nous en saisissions la portée. Son silence est parfois frustrant mais s'il discutait davantage, il nous interdirait d'accéder à l'essentiel de notre problématique. Privés de nos repères ordinaires, nous laissons plus facilement tomber nos défenses, nous résistons moins à l'émergence du savoir inconscient. La « cure analytique » (c'est l'expression consacrée) s'effectue généralement sur un divan. La position allongée favorise la relaxation, l'assoupissement de la conscience ordinaire. Toutefois, elle peut aussi se dérouler assis, en face à face. C'est d'ailleurs nécessaire quand le patient est trop angoissé : le regard du thérapeute lui offre alors un précieux soutien.
CE QU'APPORTE L'ANALYSTE
La fréquence des séances est de deux à trois par semaine, leur durée varie de vingt à quarante-cinq minutes. En règle générale, une analyse dure plusieurs années. Pourquoi cette lenteur ? Bien que nous prétendions vouloir changer, nous résistons, presque toujours, énergiquement au changement : pour la plupart d'entre nous, une souffrance connue paraît finalement moins terrible qu'un horizon inconnu. Il faut aussi compter avec ce phénomène nommé par Freud « réaction thérapeutique négative ». Certains, mus par un sentiment de culpabilité inconscient, tiennent à leur malheur comme à eux-mêmes, car il a pour eux la valeur d'un juste châtiment. De plus, comment espérer résoudre en quelques jours une problématique enkystée depuis des années ? Une analyse ne s'arrête pas au moment où l'on quitte l'analyste. Des éléments que nous n'avions pas saisis en séance s'éclairent des mois, voire des années plus tard.
En effet, nous acquérons dans la cure, un savoir-faire avec notre psychisme et avec les difficultés extérieures qui continuera d'opérer, de nous « travailler » même quand le travail sur le divan sera achevé.
En effet, nous acquérons dans la cure, un savoir-faire avec notre psychisme et avec les difficultés extérieures qui continuera d'opérer, de nous « travailler » même quand le travail sur le divan sera achevé.
Comment devient-on analyste ?
Il n'existe aucun diplôme universitaire permettant d'exercer la psychanalyse. Ce qui confère son titre au psychanalyste est son parcours personnel vers les profondeurs de l'inconscient et l'exploration des mécanismes psychiques à la faveur de sa propre analyse. Cette formation incontournable est complétée par des enseignements, dispensés dans des écoles de psychanalyse, sous forme de séminaires, de lectures dirigées et éventuellement de stages dans des hôpitaux psychiatriques. Au bout de sept à dix ans, l'aspirant psychanalyste sera prêt à aider les autres. Au début, il fera régulièrement superviser son travail par des confrères plus expérimentés – des « contrôleurs » à qui il rendra compte de ses résultats. Et tant qu'il exercera, il continuera de s'entretenir avec les confrères de l'école qu'il aura choisie. Etre analyste c'est adhérer à l'apport théorique et pratique freudien. Et c'est également partager une certaine vision, pour le moins pessimiste, de l'homme, être conflictuel, habité par une pulsion de mort, qui le pousse à rechercher son propre malheur, même quand il se croit à la quête du bonheur.
Tags : Psychologie Psychanalyse Freud
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