Intervention psychologique en toxicomanie et alcoologie.
Sur base des notes prises au cours du Pr. I. Pelc (Université de Mons-Hainaut)
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Définitions
Avant tout, si nous voulons bien nous comprendre, il importe de définir et de s'entendre clairement sur un certain nombre de termes. D'où, ce petit "glossaire" introductif.
Drogue : une définition positive serait : " toute substance qui, absorbée par l'organisme de quelque façon que ce soit, entraîne une modification de l'état de conscience (en augmentant, en diminuant la vigilance, ou en modifiant les perceptions), dont il faut souvent augmenter les doses ou la fréquence des prises pour maintenir les effets initiaux (notion de tolérance) et qui peut entraîner une dépendance psychique et éventuellement physique ".
Cette définition englobe, à mon avis, toutes les drogues, licites (tabac, alcool, benzodiazépines...) et illicites (cannabis, haschich, héroïne, cocaïne...).
"Dure" ou "douce" : on est amené à parler plutôt en termes de consommation dure ou douce qu'en termes de drogues dures ou douces. Pour un alcoolique, le stade de l'habitude étant dépassé, on peut qualifier son alcoolo-dépendance de toxicomanie. Un fumeur de cannabis qui a besoin de ses 15 joints quotidiens n'est plus vraiment capable de mener une vie sociale intégrée à notre type de société. A ce stade, on parlera en termes d'assuétude et de consommation dure de cannabis. A côté de cela, on a constaté qu'il existait des " consommateurs doux " de cocaïne et même d'héroïne. Disons en résumé que :
- " doux " : se rapporte à l'habitude non pathologique, peu de dépendance, action psychologique limitée.
- " dur " : assuétude, augmentation des doses, perte du contrôle, modification de l'état de conscience importante.
Assuétude : peut se définir comme : un comportement que le sujet ne peut interrompre sans souffrance. On dira du sujet qu'il est devenu dépendant de ce comportement ou qu'il a développé une dépendance à ce comportement ou, plus fréquemment une dépendance à cette substance. Étymologiquement, le verbe latin ASSUETUDO signifie à la fois : " j'ai l'habitude de " et " je suis l'esclave de ". Besoin incoercible d'une substance ou d'une pratique, entraînant un comportement se répétant de manière plus fréquente que chez la moyenne, et provoquant un problème pour l'individu et souvent, son entourage. L'habitude deviendra pathologique quand la différence de l'état psychique et du comportement entre " sans " et " avec " devient très importante.
Avoir l'habitude, c'est, par exemple, prendre tous les jours trois repas. C'est également, prendre un apéritif alcoolisé de temps en temps en convivialité, et c'est aussi, dans une même perspective, fumer un joint de cannabis à certaines occasions.
Être l'esclave de, c'est en avoir fait une consommation telle qu'on en est arrivé à ne plus pouvoir s'en passer sans souffrance psychique et parfois même, psychique et physique. L'assuétude c'est en fait passer de l'habitude à l'esclavage. Il est heureux de constater que le passage de l'habitude à l'assuétude n'est pas un phénomène inéluctable. Le risque est différent selon le produit. Des études montrent par exemple qu'il est minimal pour l'alcool et maximal pour la nicotine.
Dépendance : à une substance ou à des substances est d'abord une dépendance psychologique (en cas d'interruption le sujet ressent une souffrance d'ordre psychologique). A cette dépendance psychologique peut s'ajouter, selon le type de produit, une notion de dépendance physiologique (le sujet présente des troubles somatiques en cas d'interruption). On utilise également le terme " d'addiction " qui traduit la dépendance en termes de consommation excessive à laquelle s'associe une perte de la capacité d'autocontrôle de cette consommation.
Tolérance : phénomène d'accoutumance à un produit se traduisant par la diminution progressive des effets ressentis pour une dose constante ou par la nécessité d'augmenter les doses pour maintenir l'effet initial.
- Physique :Nécessité d'accroître les doses, et ou leur fréquence pour retrouver la même jouissance .
- Psychique :Perte du contrôle. Comportement de consommation abusive suite à la perte du sentiment de satiété. Alcoolique : un verre appelle un autre, pas de " plus soif ".
Syndrome de sevrage : ensemble de symptômes physiques apparaissant lors de l'arrêt brutal de consommation d'un produit.
Psychothérapie
Traitement systématisé par des règles, des méthodes et un cadre précis, s'inscrivant dans une approche rationaliste, des troubles psychologiques et (ou) somatiques par la seule communication verbale (donc symbolique) entre un patient et un thérapeute que le patient reconnaît comme tel. (Sujet supposé savoir). Cette position du thérapeute est indispensable à la thérapie .Le but est l'amélioration des fonctionnements psychiques.
La notion de souffrance n'est pas indispensable (pédophile)
3 grandes techniques :
- psychanalytique
- systémique
- cognitivo-comportementale
Conditions d'une psychothérapie
- il s'agit d'une technique reposant s/ théories vérifiables / expérimentations et donc prouvée
- dans un esprit de relation d'aide, généralement suite à la demande du patient
- avec l'adhésion du patient quand à la forme proposée, et qu'il ait le sentiment que le traitement l'aide.
- avec un soutien par les thérapeutes et l'entourage de la motivation de changement de comportement manifesté par le patient.
Chez un sujet dépendant, la Psychothérapie vise à l'abstinence.
L'abstinence totale entraîne moins de rechutes qu'une faible consommation.
(Changement total de comportement).
Explication :
On remarque que l'absence de satiété se maintient. Il sera donc plus facile de ne rien consommer que de consommer peu.
N.B. : l'abstinence ne peut jamais être prescrite sans sevrage préalable. (attention surtout au dangers physiques du manque d'alcool ).
Méthodes de rééducation.
Groupes d'aides
Les Alcooliques anonymes.

ALCOOLIQUES ANONYMES FRANCE-SITE OFFICIEL DE AA FRANCE
Problème d'alcool ? Alcooliques Anonymes peut être une solution ...

Quelques renseignements sur les AA
Le dossier a été préparé afin de fournir des informations de base sur le mouvement des AA. Il a été rédigé suite à de nombreuses demandes de la part de personnes qui voulaient posséder un tel dossier dans un format qui soit pratique afin de s'y référer au besoin.
Depuis sa fondation en 1935, des millions d'hommes et de femmes ont entendu parler de ce Mouvement unique qu'on appelle les Alcooliques anonymes. De ce nombre, plus de deux millions s'en déclarent maintenant membres. Ce sont des personnes qui ont jadis bu à l'excès pour finalement reconnaître leur impuissance devant l'alcool. Elles pratiquent aujourd'hui un nouveau mode de vie exempt de toute forme de boisson alcoolisée.
Publication approuvée par la Conférence des Services généraux
Préparé par le Bureau des Services généraux des ALCOOLIQUES ANONYMES
La naissance des AA remonte à l935, à Akron, en Ohio, et résulte de la rencontre de Bill W., un agent de change de New York, avec le Dr Bob S., un chirurgien d'Akron. Tous les deux avaient un passé d'alcooliques irrécupérables. Auparavant, Bill et le Dr Bob avaient, chacun de leur côté, été exposés au Oxford Group, un Mouvement composé surtout de non-alcooliques et qui mettait l'accent sur le recours à des valeurs spirituelles.. À cette époque, les Oxford Groups d'Amérique évoluaient sous la direction de l'église épiscopalienne. Bill avait trouvé l'abstinence et il l'avait maintenue en s'occupant d'autres alcooliques, bien qu'aucun ne se soit rétabli. La participation du Dr Bob au groupe Oxford d'Akron ne lui avait pas apporté le secours suffisant pour assurer son abstinence. Quand enfin Dr Bob et Bill se rencontrèrent, le médecin en éprouva des effets immédiats. Cette fois, il se trouvait face à face avec un compagnon d'infortune qui s'en était sorti. Bien que médecin, Dr Bob ne savait pas que l'alcoolisme était une maladie. Suite aux révélations convaincantes de Bill, il est bientôt devenu abstinent et n'a plus jamais pris d'alcool. Ainsi a jailli l'étincelle qui marquerait la naissance des AA. Aussitôt, les deux hommes se mirent au travail. On n'avait pas encore lancé le nom des Alcooliques anonymes mais en fait, ces trois hommes formaient déjà le noyau du premier groupe des AA. À l'automne de 1935, un deuxième groupe prenait lentement forme à New York. Un troisième voyait le jour à Cleveland en 1939. Il avait fallu plus de quatre ans pour que 100 alcooliques trouvent l'abstinence au sein de ces trois groupes fondateurs Au début de l'année 1939, le Mouvement publiait son manuel de base, Les Alcooliques anonymes. À partir de ce moment, le mouvement des AA connut un développement rapide. Le groupe de Cleveland, qui ne comptait que vingt membres, fut bientôt inondé d'innombrables appels à l'aide. À peine abstinents depuis quelques semaines, des alcooliques se voyaient lancés au travail sur des cas tout nouveaux. C'était un nouveau départ et les résultats ont été fantastiques. Quelques mois plus tard, le groupe de Cleveland comptait 500 membres. Pour la première fois, on faisait la preuve que l'abstinence pouvait se produire en série. En 1950, on pouvait compter un peu partout dans le monde 100 000 alcooliques rétablis.
Les Narcotiques anonymes.
Dans le même esprit, un groupe de self aide des personnes dépendantes d'autres drogues que l'alcool a vu le jour, ce sont les Narcotiques Anonymes.
Narcotiques Anonymes a été fondé en juillet 1953 dans le sud de la Californie. Sa croissance a été très lente durant les 20 premières années de son existence. Au début des années 1970, N.A. a commencé à se répandre aux États-Unis, puis sa croissance est devenue explosive au début des années 1980.Plus de 23 000 groupes sont inscrits au Bureau des services mondiaux situé à Van Nuys, en Californie, et ce nombre augmente sans cesse. En 1996, il y avait environ 1 500 de ces groupes situés à l'extérieur des États-Unis. L'objectif est de transmettre aux gens qui consomment et qui désirent arrêter, le message d'espoir suivant : il est possible d'arrêter de consommer au sein de Narcotiques Anonymes, d'apprendre à vivre sans faire usage de drogues et mener une vie productive.
Document de présentation des N.A.
Bienvenue au site Web officiel de Narcotiques Anonymes de la région du Quebec
Renseignements sur Narcotiques Anonymes
Bref historique de N.A.
Narcotiques Anonymes a été fondé en juillet 1953 dans le sud de la Californie. Sa croissance a été très lente durant les 20 premières années de son existence. Au début des années 1970, N.A. a commencé à se répandre aux États-Unis, puis sa croissance est devenue explosive au début des années 1980 et la fraternité a fait son chemin un peu partout dans le monde. Plus de 23 000 groupes sont inscrits au Bureau des services mondiaux situé à Van Nuys, en Californie, et ce nombre augmente sans cesse. En 1996, il y avait environ 1 500 de ces groupes situés à l'extérieur des États-Unis.
Au Québec, le premier groupe a vu jour à l'automne 1983. Les réunions ont lieu à différents endroits de la province, et principalement dans les grands centres urbains. De 1987 à 1997, le nombre de groupes est passé de 40 à 350 au Québec. N.A. ne cesse de grandir. Il propose une solution concrète à ceux qui veulent arrêter de consommer.
N.A. est là pour aider ceux qui veulent s'en sortir.
L'anonymat
N.A., attache de l'importance, pour plusieurs raisons, au principe de l'anonymat. L'anonymat protège les groupes et les membres de la fraternité. N.A. peut ainsi transmettre son message d'espoir aux dépendants, tout en veillant à ce que l'identité d'aucun membre ne soit divulguée. Plusieurs personnes éprouvant de la difficulté à cesser de consommer de la drogue pourraient se sentir embarrassées de s'adresser à N.A. si elles avaient des raisons de croire que leur participation pourrait être dévoilée publiquement.
Objectif de N.A.
Notre objectif commun est de transmettre aux dépendants, aux gens qui consomment et qui désirent arrêter, le message d'espoir suivant : il est possible d'arrêter de consommer au sein de Narcotiques Anonymes. Avec N.A., un dépendant peut en venir à arrêter de consommer, à apprendre à vivre sans faire usage de drogues et à mener une vie productive.
Ce que nous offrons, c'est notre expérience, notre force et notre espoir. Ensemble, nous pouvons accomplir ce qu'il semble impossible de faire seul.
Notre objectif est d'aider ceux qui veulent s'en sortir.
Qu'est-ce que Narcotiques Anonymes ?
Une fraternité à découvrir...
Définition du Programme NARCOTIQUES ANONYMES (N.A.) :
N.A. est un programme d'abstinence complète de toute drogue, qui s'adresse aux dépendants, aux gens pour qui la drogue est devenue un problème majeur. La seule condition requise pour devenir membre de N.A. est le DÉSIR D'ARRÊTER de consommer.
Les réunions de N.A. ont lieu à intervalles réguliers. (Pour connaître les lieux des réunions, il suffit de composer le numéro de la ligne téléphonique de ta région). C'est à l'intérieur de ces réunions que les dépendants peuvent s'entraider à rester abstinents et se retrouver dans une atmosphère propice au rétablissement. L'efficacité du programme N.A. dépend directement de ce système d'entraide.
N.A. n'est affilié à aucun autre organisme. Il n'a aucun lien avec les mouvements politiques ou religieux ni avec les forces de l'ordre.
Tout dépendant peut se joindre à N.A., peu importe la ou les sortes de drogues consommées. Une seule chose intéresse la fraternité : « Qu'est-ce que tu veux faire à propos de ton problème de consommation? »
Notre façon d'aborder le problème de la dépendance est réaliste. En effet, nous croyons qu'un dépendant est la personne la mieux placée pour comprendre et pour aider un autre dépendant. De plus, l'expérience de N.A. démontre qu'il n'est pas nécessaire d'isoler un dépendant du reste de la société pour qu'il puisse se rétablir.
SI TU VEUX ARRÊTER, NOUS POUVONS T'AIDER.
Bienvenue au site Web officiel de Narcotiques Anonymes de la région du Quebec
Dynamique de groupe, groupes de " self aide ".(AA, Alanon, groupes de stomisés...)
- effet déculpabilisant (autres comme moi).
- effet de contrôle exercé par le groupe, mais accepté librement
- Méthode de renforcement positif : on félicite, on encourage on le met à l'honneur
Voici, en vrac, un certain nombre d'attitudes exprimant l'origine des assuétudes, (aux yeux d'un groupe, lors d'une discussion au cours d'un séminaire).
- Recherche de l'effet anesthésiant anxiolytique.
- Par réaction de fuite face aux problèmes.
- suite à des dysfonctionnements familiaux à l'origine de ces problèmes (thérapie systémique)
- trouver de nouvelles satisfactions. (psychothérapie comportementale)
- Recherche d'un effet de désinhibition, de stimulation (alcool pour se donner courage) (psychothérapie par " groupes d'affirmation de soi ")
- Recherche d'intégration sociale à un groupe (tabac) (psychothérapie de groupe : passer à un groupe où la norme d'acceptation est précisément l'abstinence).
- Recherche du goût agréable.(programmes de rééducation du goût :apprécier d'autres goûts (jus de fruit à l'apéro, laisse place à la même détente. Existence de programmes d'éducation au goût chez les jeunes = méthode de prévention de l'alcoolisme. La prévention se doit d'avoir un aspect de renforcement positif.
Programmes de rééducation à la consommation contrôlée :
Conditions :
- Abstinence totale 1,5 à 2 ans
- Succès de la psychothérapie relative aux causes originelles de l'assuétude.
- État physique excellent.
Consignes à respecter :
- max. 3 drinks / jr
- pas alcools forts
- 2 jours d'abstinence totale / semaine prédéfinis.
- En cas de répétition de l'événement qui entraînait la consommation exagérée afin de calmer le mal-être qu'elle provoquait : défense absolue de reconsommer.
Tags : Drogue Psychothérapie Intervention Alcool Toxicomanie
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Merci à vous de la qualité de votre communication, Serge