Les différents courants de la psychologie 

Introduction générale

La pensée philosophique

Elle est essentiellement basée sur la perception et oppose la théorie de la forme ou Gestalt théorie et le courant phénoménologique.
Le courant de la Gestalt théorie

Théorie psychologique et philosophique, due à Köhler, Wertheimer et Koffka, qui refuse d'isoler les phénomènes les uns des autres pour les expliquer et qui les considére comme des ensembles indissociables structurés.

La Phénoménologie Son étude s'était portée sur une psychologie humaine basée préférentiellement sur un angle subjectif.

Le courant phénoménologique

La phénoménologie, science de l'apparaître, est l'étude descriptive des phénomènes dans le temps et dans l'espace, sans référence aux lois explicatives du phénomène en lui-même.

Il existe une interaction permanente et réciproque entre la conscience du sujet et le monde. En effet, la conscience permet une compréhension et une explication du monde ; le monde enrichit et construit la conscience.

La pensée scientifique

La volonté des psychologues a été d'approcher la psychologie sous un angle scientifique basée sur une méthodologie, où l'observation et l'expérimentation sont essentielles.
Le courant de la primauté aux réflexes de Pavlov

C'est à partir de l'étude du comportement animal dans son milieu que Pavlov constate que les chiens réagissent par une sécrétion gastrique à l'approche du personnel qui a la fonction de les nourrir, sans même que ceux-ci apportent de la nourriture. La sécrétion gastrique est la résultante d'un réflexe conditionné qui révèle l'importance de l'adaptation au milieu. En effet, une modification sert de signal à une adaptation physiologique nouvelle à ce changement. Ses recherches ont permis d'élargir le champ sur des comportements tels que la peur, l'anxiété.
Le courant béhavioriste

Le courant béhavioriste trouve son origine dans la philosophie positiviste et scientiste du XIXème siècle et la philosophie américaine du début du XXème siècle. Il accorde une importance primordiale au comportement observé et à l'environnement.
C'est Watson (Etats-Unis) qui, en 1913, crée le béhaviorisme comme méthode d'observation de la modification du comportement d'un organisme en fonction des modifications du milieu. Le schéma de l'étude psychologique comportementale s'élabore autour du stimulus et de la réponse.
Le courant béhavioriste a considéré le psychisme humain comme une boîte noire. Pour se protéger de toutes suspicions de charlatanisme, les psychologues de l'époque estimaient que le psychisme ne devait alors faire l'objet d'aucune investigation propre : seuls devaient être considérés les stimuli provenant de l'environnement extérieur et les réponses obtenues par un sujet... . D'après les béhavioristes, le comportement est la résultante d'un apprentissage qu'il faut observer mais ne pas chercher à comprendre ni à interpréter.
Les grands noms qui ont marqué ce courant sont Watson, Tolman, Lashiey, Hull ; et pour la seconde génération, Piéron, Sherrington et Von Helmotz.
La pensée clinique

Cette pensée se situe entre la pensée philosophique et la pensée scientifique. Elle s'attache à l'étude de cas individuels où l'analyse des faits psychiques (maladies mentales, vie affective des individus) relève de la plus haute importance. Née de la psychiatrie de la fin du XIXème siècle et de l'observation des conduites pathologiques, la psychologie clinique distingue et compare le comportement normal et le comportement pathologique.
A l'origine, la psychologie clinique se situe au chevet du lit du malade où le médecin recueille par l'observation directe les manifestations de la maladie en vue de poser un diagnostic.
Cette méthode a pour répercussion la compréhension de la maladie mentale mais du point de vue du vécu du malade, et non du point de vue de la maladie.
Ils souhaitent avant tout comprendre la façon dont l'individu, touché par cette pathologie, vit la situation. Le discours subjectif est, cette fois, privilégié.Cette approche fondée sur la notion de subjectivité, a ouvert la voie à l'étude de l'inconscient. Elle est à l'origine et au centre des diverses techniques psychothérapeutiques.
En démédicalisant la maladie mentale, la psychologie clinique permet l'exploration des phénomènes psychologiques déviants, et offre un cadre rigoureux à l'étude des névroses. De plus, en accordant la primauté au sens des symptômes dans l'expérience psychopathologique, elle ouvre la voie à l'étude des phénomènes inconscients.
Si Sigmund Freud a fréquenté initialement Charcot pour étudier la symptomatologie des névroses, il a fini par quitter le courant de la psychologie clinique pure, pour créer une nouvelle orientation : la psychanalyse.
Le courant psychanalytique

Née de la tradition médicale clinique, la psychanalyse sert de principe explicatif à l'hystérie : elle explique la non-maîtrise par l'homme conscient de certains de ses états psychologiques. Le refoulement, qui est le concept majeur de ce courant de pensée, rend compte de phénomènes physiques et psychiques jusqu'alors inexpliqués : c'est une force qui s'exerce sous la pression d'une censure, et qui consiste à rejeter hors de la conscience ce que le patient s'interdit volontairement (en raison de cette censure).
C'est à Freud que l'on doit la découverte d'un point central dans l'étude du psychisme humain : l'inconscient. Pour Freud, l'inconscient dépasse la raison puisqu'il est à l'origine de comportements non-voulus tels que les actes manqués et les lapsus. Les refoulements inconscients seraient à l'origine des symptômes rencontrés dans les pathologies mentales. C'est à la suite de son constat que Freud met au point une nouvelle technique, la psychanalyse : elle est caractérisée par la méthode des associations libres, ce qui permet au psychanalyste de filtrer les informations inconscientes. La résistance et transfert sont deux éléments clés de l'analyse. En effet, par le transfert, l'individu analysé projette sur l 'analyste les images parentales. La résistance est l'ensemble des actes (dires et gestes) de l'analysé qui refuse de faire ressurgir les éléments de son inconscient.
Le courant de la linguistique structurale

Ce courant de pensée issu du structuralisme apparu dans les années 60 (qui consiste à privilégier les structures par rapport aux éléments qui leur appartiennent), considère ainsi que tout élément du langage fait partie d'une structure qui le détermine dans sa nature par son opposition aux autres éléments.
Ce courant profondément influencé par les travaux de F de Saussure sur la linguistique a pénétré la plupart des sciences humaines comme l'anthropologie (Cl. Lévi Strauss), l'étude littéraire (R.Barthes), l'analyse des mythes ( G.Dumézil), la philosophie (M.Foucault et L.Althusser) et la psychanalyse (J.Lacan).
En psychologie, c'est d'abord dans la gestaltthéorie que les théories structuralistes ont connu leur principal développement.

Autres courants

La psychologie analytique
C'est le nom que C. G. Jung, après sa rupture avec Freud, donna à sa propre doctrine qui se distingue de la psychanalyse par une notion élargie de la libido et par l'introduction d'un inconscient collectif comme soubassement de l'inconscient individuel.

La psychologie comparée
Pour certains, c'est la psychologie animale ou zoologique.
En fait, c'est l'étude, en vue de mieux connaître l'adulte normal et civilisé dont s'occupe la psychologie générale, d'êtres dont le psychisme est moins développé : animaux, enfants, primitifs, criminels, aliénés…

La psychologie de la conduite
Forme particulière de la psychologie objective ou de comportement consistant à se fonder sur les seules données extérieures, mais en les considérant comme des manifestations d'états intérieurs ou états de conscience.
Cette conception a été formulée par Pierre Janet et reprise par D. Lagache.
" La psychologie de la conduite est, d'une manière générale, l'étude de l'homme dans ses rapports avec l'univers et surtout dans ses rapports avec les autres hommes. " (P. Janet)

La psychologie différentielle
C'est la branche de la psychologie qui recherche des différences existant soit entre divers groupes humains (races, sexe, âges), soit entre membres d'un même groupe.

La psychologie fonctionnelle et psychologie structurale
La première considère les faits psychiques en fonction de l'ensemble du psychisme ou de l'ensemble organisme-milieu et comme réponse à des besoins.
Au contraire, la psychologie structurale s'en tient à l'analyse des structures de l'activité psychique ou du comportement.
" La psychologie structurale est analytique ; elle porte ses regards sur la composition des processus mentaux. Elle s'intéresse au comment des phénomènes, à leurs rouages internes. " (E. Claparède, Psychologie de l'enfant)

La psychologie individuelle
Terme par lequel Adler désigna sa conception de la psychanalyse après sa scission d'avec Freud : la psychologie individuelle étudie l'homme dans sa complexité concrète et cherche à l'adapter aux conditions concrètes de son existence.

La psychologie pathologique
La psychologie pathologique a pour objet d'établir les lois psychologiques de nos états morbides et de conclure, si possible, aux lois psychologiques de nos états normaux.

La psychologie des profondeurs
Elle a pour objet l'exploration de l'inconscient.

La psychologie réflexive
C'est la réflexion. Elle permet de sonder les profondeurs du psychisme suivant les méthodes élaborées principalement par Freud.

La psychologie sociale
C'est l'étude de l'homme vivant en société. Elle peut être centrée : sur l'homme individuel (inter-psychologie de G. De Tarde) ou sur la société comme telle (sociologisme de Durkheim)
" Il n'y a pas un seul fait de la psychologie individuelle qui ne soit un fait de psychologie sociale. Tout est social et tout est individuel. " (M. Merleau-Ponty, Bulletin de Psychologie)

Interpsychologie
Branche de la psychologie qui a pour objet les relations intersubjectives, c'est-à-dire des sujets entre (inter) eux, les uns avec les autres.

Métapsychologie
Recherches ayant pour objet l'au-delà du donné de l'expérience psychologique : soit des phénomènes supraconscients, soit le principe du psychisme (psychologie rationnelle ou métaphysique).
À ce propos, Freud, s'adressant à Fliess, lui dit :
" Trouves-tu que je puisse employer ce mot de métapsychologie pour qualifier une psychologie qui vous entraîne au-delà de l'état conscient ? "

Tags : Psychologie  Gestalt  Forme  Théorie 

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